10.F.1. Liszt vers la flamme lumineuse de Skrjabin Nicolas Dufetel - 30 juin 2017, 14h00-14h30, salle 3206

Sommaire

Le 30 juin 2017
de 14h00 à 14h30

Le Patio (université de Strasbourg)
22 rue René Descartes, 67000 Strasbourg
salle 3206

Séance précomposée - Liszt after Liszt - Liszt après Liszt

Pré-acte / Acte

Auteur : Nicolas Dufetel

     La religiosité de Liszt est présente, comme on le sait, dans l’ensemble de sa production, qu’elle soit pianistique, orchestrale ou vocale. Il a parfois cherché à exprimer musicalement son idéal — ses expériences ? — de contemplation et de mysticité. L’extase, le ravissement, la vision, la lumière et les anges forment ainsi une constellation mystique omniprésente dans sa musique en lien avec des considérations esthétiques et théologiques. On les retrouve partiellement chez d’autres compositeurs, surtout postérieurs à lui, dont Messiaen et Scriabine, dont les deux principaux poèmes symphoniques sont dédiés à l’extase et à une certaine lumière, incarnée par le feu de Prométhée. Dans la lignée de l’intérêt porté aux théories riemanniennes, cette communication sera consacrée au lien entre langage musical et expression de l’extase dans les œuvres de Liszt. Les harmonies « non fonctionnelles » (Schoenberg) ou « kaléidoscopiques » (Bartoli), sont courantes chez Liszt, qui voulut d’ailleurs composer une « lumière surnaturelle ». Dans le but de représenter l’extase, quel visage revêtent ces harmonies à programme, et à quels autres éléments musicaux sont-elles liées (orchestration, dynamiques, registres, etc.) ? Il s’agira notamment de recourir au Tonnetz néo-riemannien pour analyser certains passages (Dante Symphonie, Christus, Cantantibus organis, Die Legende von der heiligen Caecilia, etc.), en dialogue avec les œuvres de Scriabine, afin de tenter proposer une définition de la grammaire musicale de l’extase et son lien avec la lumière selon Liszt.

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