Felsina resonans : musiques et spectacles dans la Piazza Maggiore de Bologne / Les sons de Gonzague : musiques et spectacles à la cour mantouenne

En bref

     Ce groupe de travail fixe sa recherche sur la période qui va de la Renaissance à la fin de l’époque baroque au prisme des villes d’Italie du Nord que sont Bologne et Mantoue.

     Ce groupe de travail vise à étudier les rapports multiples entre musique et espace urbain de la Renaissance à la fin de l’époque baroque. Deux situations, à la fois complémentaires et antithétiques constituent l’objet de cette recherche : d’un côté, la « place » comme expression du lieu public par antonomase, de l’autre, la « cour » comme représentation architecturale du pouvoir. En ce sens, deux cas de figure seront pris en compte : la ville de Bologne et la ville de Mantoue.

     Dès la moitié du XIIIe siècle et jusqu’en 1796, le 24 août se déroulait à Bologne la plus importante fête publique citadine. Originalement née comme Palio, cette manifestation se transforme vers la fin du XVe siècle en une complexe et hétéroclite forme de spectacle public où la sphère religieuse (messes, processions et d’autres formes d’expression dévotionnelle) et des éléments plus typiquement populaires (défilés de chars, jeux, pantomimes, danses improvisées, libations, etc.) se mélangeaient avec une production artistique de haut niveau (jeux de musique instrumentale, de musique vocale profane et sacrée puis d’opéra, représentation de tragédies et de comédies, lecture de poèmes, etc.). Cette fête trouve son lieu de représentation privilégié dans la Piazza Maggiore qui devient, en particulier entre les XVIe et XVIIe siècles, l’espace sonorisé le plus représentatif de la ville.

     Mais si le contexte urbain de la « place » est un reflet fidèle de l’interaction et de la convergence de multiples manifestations artistiques, la « cour » aussi représente un cadre privilégié de l’exercice musical et de la corrélation entre musique, architecture et d’autres expressions culturelles. Avec la chapelle palatine (espace musical profane) et la chapelle de S. Barbara (espace musical sacré), l’exemple de la cour mantouane est paradigmatique de cette situation. La riche documentation musicale (en particulier dans le domaine de la musique instrumentale) ou de chroniques et d’autres sources documentaires fait de la cour des Gonzague un cas unique dans le panorama européen de la fin de la Renaissance et du début de l’époque baroque.

     Ainsi, vu l’évidente contiguïté et convergence entre « acte musical », différents domaines de la production artistique (théâtre, littérature, architecture) et les multiples phénomènes sous-jacents à ce particulier contexte socio-culturel constitueront la deuxième partie de cette étude.

     Ce groupe de travail sur la thématique « Place et cour comme lieux d'inscription de l'acte artistique dans un espace sonorisé » ambitionne de répondre ainsi à un aspect d'un champ de recherche plus large que sont « Musique, espace urbain et paysages sonores ».

Participants

     Membres du CREAA

  • Aurelio Bianco (coordinateur)

     Collaborateurs extérieurs

  • Pierre PascalMaître de conférences en musicologie à l'Université de Loraine, France
  • Sara DieciProfesseur d'histoire de la musique et du théâtre musical à l'Accademia di Belle Arti di Bologna, Italie
  • Massimo Di SandroProfesseur d'histoire de la musique par la didactique de la musique au Conservatorio di Avellino, Italie
Musées de la Ville de Strasbourg
Opéra National du Rhin
Conservatoire de Strasbourg
CDMC